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Glossaire capillaire : les 60 mots pour comprendre vos cheveux

1 novembre 2026
Glossaire capillaire : les 60 mots pour comprendre vos cheveux

Un glossaire capillaire sert à une chose : mettre des mots précis sur ce que vous voyez dans le miroir et sur ce que promet l'étiquette d'un flacon. Vous trouverez ici les termes essentiels, classés par thème (anatomie, texture, cycle de pousse, chute, soins, étiquettes, coiffure), avec pour chacun une définition courte et ce qu'elle change concrètement dans votre routine.

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En bref

  • « Capillaire » vient du latin capillus (cheveu) et qualifie tout ce qui touche aux cheveux et à la chevelure.
  • La nature du cheveu (diamètre, forme, densité) est génétique ; son état (sécheresse, casse) se traite.
  • Le cycle de pousse se lit en trois mots : anagène (croissance), catagène (transition), télogène (repos).
  • Sur une étiquette, la liste INCI classe les ingrédients par ordre décroissant de quantité.
  • Bien nommer son problème (chute diffuse, alopécie androgénétique, cheveu déshydraté) évite d'acheter le mauvais soin.

Table des matières

Le vocabulaire de base : capillaire, cheveu, cuir chevelu

Capillaire est un adjectif. Selon le Dictionnaire de l'Académie française, il date du XIVe siècle et dérive du latin capillus, le cheveu. On parle donc de « santé capillaire », de « chute capillaire » ou de « soin capillaire ». C'est aussi le mot qui donne capillarité, un phénomène physique sans rapport direct avec la coiffure, ce qui explique que certains résultats de recherche vous renvoient vers des dictionnaires généraux.

Quelques termes de départ :

  • Chevelure : l'ensemble des cheveux d'une personne.
  • Cuir chevelu : la peau du crâne, d'où sortent les cheveux. C'est un terrain à part entière : sébum, sueur et cellules mortes s'y accumulent.
  • Follicule pileux : la petite structure de la peau qui fabrique le cheveu. Sa santé conditionne la pousse.
  • Tige : la partie visible du cheveu, au-dessus de la peau.
  • Racine : la base du cheveu, enfouie dans le follicule.
  • Sébum : le corps gras sécrété par les glandes sébacées, qui protège la peau et lubrifie la tige.

Retenez cette distinction : le follicule est vivant, la tige ne l'est pas. Un soin appliqué sur les longueurs ne change donc pas la manière dont le cheveu est fabriqué, il agit seulement sur la fibre déjà sortie.

Anatomie d'un cheveu : cuticule, cortex, médulla

La tige se compose de trois couches.

  • Cuticule : l'enveloppe externe, faite d'écailles superposées comme des tuiles. Elle est kératinisée, c'est-à-dire composée de kératine, d'après DermNet. Quand elle est lisse, le cheveu brille ; quand elle se soulève, il devient rêche.
  • Cortex : le cœur de la fibre. C'est lui qui porte la résistance, l'élasticité et la couleur.
  • Médulla : le canal central, parfois absent dans les cheveux fins.
  • Kératine : la protéine fibreuse qui constitue l'essentiel du cheveu.

Pourquoi cela compte : la chaleur, les colorations, les décolorations, la friction et les shampooings trop décapants agissent d'abord sur la cuticule. Pour limiter les défauts acquis de la tige, DermNet recommande d'éviter le toilettage excessif, la traction, la chaleur, le lissage, les permanentes et les teintures, et d'appliquer un après-shampooing sur des cheveux fraîchement lavés.

Nature et état du cheveu : ne pas les confondre

C'est la distinction la plus utile de tout le glossaire. La nature du cheveu est génétique : diamètre, forme (lisse, ondulé, bouclé, crépu) et densité. On la respecte. L'état reflète ce que la vie quotidienne lui fait subir : sécheresse, casse, dommages chimiques. On le traite. Cette grille de lecture est présentée par un professionnel français de la coiffure et elle évite un piège fréquent : vouloir « corriger » une nature qui n'a rien d'anormal.

Nature et état du cheveu : ne pas les confondre

Texture, épaisseur et densité

Ces trois mots sont souvent mélangés.

TermeCe qu'il désigneNiveaux courants
Texture (ou épaisseur)Le diamètre d'un cheveu pris isolémentFin, moyen, épais
DensitéLe nombre de cheveux sur une surface donnéeFaible, moyenne, élevée
FormeLe profil de la fibre (droite, ondulée, bouclée)Lisse à crépu

Comme le rappelle un glossaire grand public publié par NBC News, la densité compte les cheveux par surface (le texte américain parle de pouce carré) et se distingue de l'épaisseur de chaque cheveu. On peut donc avoir des cheveux fins mais très denses, ou épais mais peu denses. Pour approfondir, nous avons détaillé la définition de l'épaisseur des cheveux et la densité capillaire dans deux guides dédiés, ainsi que la densité folliculaire.

Les mots de l'état : sec, déshydraté, poreux, abîmé

  • Cheveu sec : il manque de lipides, donc de gras protecteur.
  • Cheveu déshydraté : il manque d'eau. Un cheveu peut être gras à la racine et déshydraté sur les longueurs.
  • Porosité : la capacité de la fibre à laisser entrer et sortir l'eau. Elle augmente quand la cuticule est soulevée ou érodée.
  • Casse : le cheveu se rompt le long de la tige. Ce n'est pas de la chute : le cheveu ne part pas avec sa racine.
  • Pointes fourchues : l'extrémité se dédouble. Un après-shampooing peut les masquer temporairement, mais pas les réparer ; seule la coupe les supprime.
  • Frisottis : mèches qui gonflent et se soulèvent, souvent liées à un manque d'hydratation.
  • Électricité statique : cheveux qui « volent », fréquents en air sec ou après un brossage.

Si vous hésitez entre sec et déshydraté, notre article sur l'importance de l'hydratation vous aide à trancher, et le protocole d'hydratation donne une routine pas à pas.

Le cycle de croissance : anagène, catagène, télogène

Chaque cheveu suit un cycle individuel, indépendant de ses voisins. D'après DermNet, il comprend :

PhaseRôleDurée indiquée
AnagèneCroissance activeJusqu'à 6 ans ou plus
CatagèneTransition, le follicule se rétracte2 à 3 semaines
TélogèneRepos, puis chute du cheveu1 à 4 mois

Autres mots à connaître :

  • Phase exogène : la chute proprement dite du cheveu en fin de repos, souvent associée au télogène.
  • Pousse : la vitesse à laquelle la tige s'allonge, qui dépend de la phase anagène.
  • Repousse : la réapparition de cheveux après une chute.
  • Duvet : cheveu très fin et peu pigmenté, qu'on observe souvent au début d'une repousse.

Comprendre ce cycle change votre lecture d'une chute : perdre quelques dizaines de cheveux par jour est la conséquence normale de ce renouvellement, tandis qu'une hausse brutale ou durable mérite un avis médical. Notre guide sur le fonctionnement de la croissance et celui sur les types de croissance capillaire prolongent ce chapitre.

Perte de cheveux : les termes médicaux

  • Alopécie : terme général pour la perte de cheveux ou de poils.
  • Alopécie androgénétique : la forme la plus courante, progressive, liée à des facteurs hormonaux et génétiques. Chez la femme, on parle aussi de perte de cheveux de type féminin. Selon DermNet, les cheveux du cuir chevelu poussent en touffes de 3 à 4, et dans cette forme d'alopécie la perte progressive des cheveux au sein des touffes rend le cuir chevelu visible.
  • Alopécie areata : une pelade, souvent en plaques rondes. D'après l'American Academy of Dermatology, la repousse peut être temporairement plus fine ou de couleur différente, ce qui est généralement transitoire.
  • Effluvium télogène : chute diffuse et temporaire, quand beaucoup de cheveux basculent en même temps en phase de repos.
  • Chute diffuse : répartie sur tout le cuir chevelu, par opposition à une chute localisée en plaques ou sur des zones précises. Notre article sur les différences entre alopécie diffuse et localisée détaille les deux.
  • Miniaturisation : le follicule rétrécit et produit des cheveux de plus en plus fins.
  • Golfes temporaux : recul de la ligne frontale sur les côtés.
  • Tonsure (ou vertex) : zone au sommet du crâne qui s'éclaircit.

Devant une chute soudaine, des plaques, des démangeaisons ou une douleur du cuir chevelu, consultez un médecin généraliste ou un dermatologue : ces termes aident à décrire ce que vous observez, ils ne remplacent pas un diagnostic.

Les mots des soins : shampooing, après-shampooing, masque, lotion

Shampooing. Selon DermNet, c'est un nettoyant qui élimine sébum, sueur, cellules mortes, saletés, champignons et résidus de produits. Le shampooing clarifiant nettoie plus intensément et se destine plutôt à un usage hebdomadaire qu'à un usage quotidien.

Rôles des principaux soins capillaires

Après-shampooing. Toujours d'après DermNet, il contrebalance l'action détergente du shampooing, lisse et adoucit la cuticule, réduit l'électricité statique et peut temporairement masquer les pointes fourchues.

Masque. Un soin plus concentré, laissé en pose quelques minutes. Un masque à la kératine comble temporairement les zones poreuses de la fibre : l'effet est un revêtement, pas une réparation définitive.

Lotion capillaire. Dans le vocabulaire cosmétique, un produit appliqué sur les cheveux ou le cuir chevelu, contenant des substances actives dissoutes dans un solvant. Elle ne se rince généralement pas.

Sérum, huile, spray. Des produits sans rinçage : le sérum et l'huile apportent du gras et de la brillance, le spray de la protection ou de la tenue.

Cure ou traitement. Une série d'applications sur une durée définie, par exemple sur le cuir chevelu.

Hydratation, nutrition, reconstruction

Ces trois mots structurent la plupart des « calendriers capillaires » (le fameux hair schedule) :

  • Hydratation : redonner de l'eau et de la souplesse. Elle convient aux cheveux rêches, ternes ou électriques qui restent résistants.
  • Nutrition : apporter des lipides pour assouplir et protéger.
  • Reconstruction : cibler les fibres fragilisées par des dommages chimiques, thermiques ou mécaniques.

Cette répartition est décrite par une marque de soins capillaires ; l'idée à retenir est qu'il s'agit de trois objectifs différents, pas de trois noms pour la même chose. Alterner sans diagnostic peut surcharger un cheveu fin en gras ou assécher un cheveu qui avait surtout besoin d'eau. Notre guide sur la nutrition capillaire propose deux tests maison pour vous situer.

Lire une étiquette : INCI, allergènes, mentions

INCI désigne la nomenclature internationale commune des ingrédients cosmétiques. Les lignes directrices de Cosmetics Europe précisent que les ingrédients sont listés par ordre décroissant de poids, et que l'étiquetage comprend les précautions d'emploi ainsi que certains allergènes au-delà des seuils prévus.

Quelques repères pour décoder une étiquette :

  • Parfum ou aroma : les parfums et aromates sont signalés par ces termes. Les allergènes spécifiques doivent être nommés si leur concentration dépasse 0,001 % dans un produit sans rinçage ou 0,01 % dans un produit à rincer, selon Cosmetics Europe.
  • Humectant : une substance qui attire l'eau. La glycérine en est l'exemple le plus courant.
  • Émollient : un ingrédient qui assouplit et adoucit.
  • Tensioactif : la matière lavante d'un shampooing.
  • Silicone : agent qui gaine la fibre et la rend glissante.
  • PAO : le petit pot ouvert avec un nombre de mois, durée d'utilisation conseillée après ouverture.

Une astuce de lecture : les premiers ingrédients dominent la formule. Si l'ingrédient qui vous intéresse apparaît tout à la fin, sa part est faible. Pour un cuir chevelu sensible ou sujet aux allergies, demandez conseil à un pharmacien ou un dermatologue avant d'essayer un nouveau produit.

Coiffure et salon : le lexique du coiffeur

Le vocabulaire de salon est un autre pan des glossaires capillaires. Quelques repères courants :

  • Dégradé : longueurs progressivement raccourcies.
  • Carré : coupe droite à hauteur de nuque ou de menton, avec ses variantes (carré plongeant, carré long).
  • Pixie : coupe très courte, dégagée sur la nuque.
  • Frange : mèches coupées sur le front.
  • Balayage : éclaircissement de mèches fait à main levée, pour un effet naturel.
  • Ombré et tie and dye : dégradés de couleur des racines vers les pointes.
  • Brushing : séchage au sèche-cheveux avec une brosse.
  • Permanente : onduler durablement la fibre par traitement chimique.
  • Lissage : assouplir une boucle, par la chaleur ou par un traitement chimique.
  • Dégarni : se dit d'une zone où les cheveux sont plus clairsemés.

Rappel utile : permanente, lissage et décoloration agissent sur la structure interne du cheveu ; leur répétition fait partie des causes classiques de fragilisation évoquées plus haut.

Notre point de vue

Nous voyons chaque jour la même scène : une personne arrive avec un mot flou (« mes cheveux s'abîment », « je perds mes cheveux ») et repart avec dix produits qui ne répondent à aucune question précise. Un glossaire est le premier outil pour sortir de là, parce qu'on ne peut pas suivre ce qu'on ne sait pas nommer.

C'est pourquoi MyHair part de vos scans plutôt que de conseils génériques. Notre approche combine une analyse personnalisée, un conseiller IA entraîné sur vos propres données, des recommandations de produits pensées pour être validées scientifiquement et l'appui de cliniques partenaires quand un avis médical est utile. L'objectif est que chaque mot de ce glossaire s'applique à vous : votre densité, votre phase de pousse, l'état de vos longueurs.

Notre conviction : suivre l'évolution dans le temps vaut mieux qu'un bilan unique. Une photo isolée ne dit presque rien, une série de scans comparables raconte une trajectoire.

Cyriac

Mettre le vocabulaire en pratique avec MyHair

Une fois les termes maîtrisés, l'étape suivante est de mesurer. Avec l'application MyHair, vous téléversez des scans de votre chevelure, obtenez une analyse de santé capillaire par IA, des projections de croissance et des recommandations de produits adaptées, puis vous suivez l'évolution dans le temps. Le plan gratuit permet de commencer ; l'accès premium est proposé à 9,99 $ par mois ou 199,95 $ par an.

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Vous pouvez démarrer avec le plan gratuit, découvrir l'offre Premium ou, si vous envisagez une restauration capillaire, comparer les cliniques spécialisées avec leurs avis et leurs tarifs.

Comment utiliser ce glossaire au quotidien

Trois réflexes simples font gagner du temps et de l'argent.

  1. Qualifiez d'abord. Notez votre texture (fine, moyenne, épaisse), votre densité (faible, moyenne, élevée) et l'état de vos longueurs (sec, déshydraté, poreux). Trois mots suffisent pour guider un conseiller en pharmacie, un coiffeur ou une application.
  2. Distinguez chute et casse. Un cheveu avec un petit bulbe blanc à l'extrémité est tombé de sa racine ; un cheveu rompu en cours de tige est cassé. Les solutions diffèrent : cuir chevelu et suivi médical d'un côté, protection de la fibre de l'autre.
  3. Comparez dans le temps. Photographiez toujours au même endroit, avec la même lumière, cheveux secs et écartés par une raie identique. Un tableau de bord de scans rend visibles des changements que le miroir masque.

Pour aller plus loin sur le vocabulaire du suivi et des soins personnalisés, lisez aussi notre article sur la terminologie de la santé capillaire.

FAQ

Que veut dire « capillaire » exactement ?

C'est un adjectif issu du latin capillus, le cheveu, qui qualifie tout ce qui se rapporte aux cheveux ou à la chevelure. On l'emploie dans « soin capillaire », « santé capillaire » ou « implant capillaire ». Ne le confondez pas avec la capillarité, phénomène physique distinct.

Quelle différence entre cheveu sec et cheveu déshydraté ?

Un cheveu sec manque de lipides, un cheveu déshydraté manque d'eau. Le premier appelle plutôt un soin nourrissant, le second un soin hydratant. Les deux états peuvent coexister sur la même chevelure.

Que signifient anagène, catagène et télogène ?

Ce sont les trois phases du cycle d'un cheveu : croissance (anagène, jusqu'à 6 ans ou plus), transition (catagène, 2 à 3 semaines) et repos (télogène, 1 à 4 mois), selon DermNet. Chaque cheveu suit son propre rythme, ce qui explique qu'on n'en perde jamais tous en même temps.

Comment lire la liste INCI d'un shampooing ?

Les ingrédients y figurent par ordre décroissant de poids : les premiers dominent la formule. Repérez le tensioactif lavant, les agents hydratants comme la glycérine et la mention « parfum », qui peut cacher des allergènes à déclarer au-delà de certains seuils. En cas de cuir chevelu réactif, demandez l'avis d'un pharmacien ou d'un dermatologue.

Un glossaire suffit-il pour diagnostiquer ma chute de cheveux ?

Non : il vous aide à décrire ce que vous observez, pas à poser un diagnostic. Une chute soudaine, des plaques ou des douleurs justifient une consultation médicale. Un suivi par scans peut ensuite documenter l'évolution pour votre rendez-vous.

Sources

Recommandations